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Votre sous-traitant ne fournit pas son attestation de vigilance : que faire

Vous l'avez demandée, il a dit « je vous l'envoie », et rien n'est venu. Ou il vous a envoyé un Kbis, une attestation d'assurance, une attestation sur l'honneur. Pendant ce temps le chantier avance, et chaque jour sans attestation est un jour où vous répondez de ses cotisations s'il est verbalisé pour travail dissimulé (Code du travail, article L. 8222-2 (solidarité financière)). Voici quoi faire, dans l'ordre, et ce qui ne vous protège pas.

1. Demander par écrit, avec une date

Un courriel ou une lettre qui cite l'obligation (articles L. 8222-1 et D. 8222-5 du code du travail), liste les pièces attendues et fixe une date : c'est la base, et c'est ce qui permet de prouver plus tard que vous avez agi. Le modèle de lettre de demande est prêt à copier, avec le calendrier des attestations de votre contrat.

2. Relancer, et lever les malentendus

3. Ne pas démarrer, ou suspendre ce qui peut l'être

La loi ne vous oblige pas à rompre, mais seule la remise des pièces vous protège. Tant qu'elles manquent, ne signez pas, ne lancez pas de nouvelle commande et ne confiez pas de nouveau lot. Si le contrat est en cours, sa clause sur les obligations sociales (elle existe dans la plupart des contrats de sous-traitance et des conditions d'achat) permet souvent une mise en demeure puis une résiliation pour manquement. Sans clause, faites-en ajouter une à la prochaine commande : remise des pièces de l'article D. 8222-5 à la signature et tous les six mois, résiliation sans indemnité à défaut.

4. Dans un marché public

Les personnes publiques ont une règle propre (article L. 8222-6 du code du travail) : informées par un agent de contrôle qu'un titulaire ou un sous-traitant ne respecte pas ses obligations, elles l'enjoignent de régulariser, et le titulaire qui ne le fait pas dans le délai s'expose aux pénalités du contrat ou à sa rupture sans indemnité, à ses frais et risques. Une entreprise générale titulaire d'un marché public a donc intérêt à tenir à jour les pièces de ses propres sous-traitants : c'est elle qui recevra l'injonction (l'attestation de vigilance en marché public).

Ce qui ne vous protège pas

Garder la trace de chaque étape

Datez chaque demande, chaque relance, chaque pièce reçue et chaque vérification. En cas de contrôle, c'est ce dossier, sous-traitant par sous-traitant et période par période, qui montre ce que vous avez fait. Sous-Traitants à Jour le tient pour vous : statut « manquante » ou « expirée » dès qu'une pièce fait défaut, relances envoyées au sous-traitant au nom du service avant chaque échéance (formules payantes), dossier de preuve imprimable avec les dates.

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Sous-Traitants à Jour applique les règles générales de l'obligation de vigilance (code du travail) et tient vos pièces et vos dates ; il ne donne pas d'avis juridique sur votre situation et ne délivre aucune attestation : seule l'URSSAF délivre l'attestation de vigilance. Sous-Traitants à Jour : 1 sous-traitant gratuit, 59 €/an jusqu'à 10 sous-traitants.