Sous-Traitants à Jour

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Bâtiment : l'obligation de vigilance sur vos sous-traitants de chantier

Dans le bâtiment, la sous-traitance est la règle : l'entreprise générale confie les lots, le plombier fait venir un électricien, le maçon un carreleur. Chaque fois qu'un lot atteint 5 000 € HT, l'entreprise qui le confie devient donneur d'ordre au sens de l'article L. 8222-1 du code du travail (Code du travail, article L. 8222-1 (obligation de vigilance du donneur d'ordre)) : elle doit obtenir les pièces de son sous-traitant à la signature, puis tous les 6 mois jusqu'à la fin du chantier. Le seuil s'apprécie par opération, hors taxes (Code du travail, article R. 8222-1 (seuil de 5 000 € HT, vérification tous les six mois)) : un lot de plâtrerie à 7 200 € HT facturé en trois situations y est soumis dès la signature, et trois bons de commande de 1 800 € HT sur le même ouvrage forment une opération de 5 400 € HT.

Le risque est concret. Si l'URSSAF constate du travail dissimulé chez le sous-traitant et que vous ne pouvez pas montrer les attestations, vérifiées et à jour, vous êtes tenu solidairement de ses cotisations, pénalités et majorations (Code du travail, article L. 8222-2 (solidarité financière)), et des aides publiques peuvent être remises en cause. Le secteur est l'un des plus contrôlés ; une entreprise de dix personnes qui tient ses sous-traitants dans un tableur et un dossier d'e-mails a peu de chances de tout retrouver le jour du contrôle.

Les pièces à réunir pour chaque sous-traitant

Ce qui est propre au chantier

L'acceptation par le maître d'ouvrage

La loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance oblige l'entrepreneur principal à faire accepter chaque sous-traitant et agréer ses conditions de paiement par le maître d'ouvrage. C'est une obligation distincte de la vigilance : l'acceptation n'exonère pas des attestations semestrielles, et les attestations ne remplacent pas l'acceptation. La loi du 25 juin 2026 soumet à son tour le maître d'ouvrage à une vigilance sur les sous-traitants qu'il accepte, dès la parution de son décret et au plus tard fin 2026 (ce qui change) : attendez-vous à ce qu'il vous demande les mêmes pièces, aux mêmes dates.

La sous-traitance en cascade

Votre sous-traitant qui sous-traite à son tour devient donneur d'ordre de son propre sous-traitant, avec les mêmes obligations. Rien ne vous interdit de demander, dans votre contrat, qu'il vous transmette les attestations de ses sous-traitants : c'est la seule façon de savoir qui travaille vraiment sur votre chantier. Le registre accepte un sous-traitant de rang 2 comme n'importe quel autre.

La carte BTP

Chaque salarié présent sur un chantier, détaché compris, doit porter sa carte d'identification professionnelle du BTP (articles L. 8291-1 et suivants du code du travail). Elle ne remplace aucune pièce de vigilance, mais un sous-traitant dont les compagnons n'ont pas de carte mérite une question avant la prochaine situation.

Un calendrier qui suit le chantier

Tenir le registre sans y penser

Sous-Traitants à Jour enregistre vos sous-traitants et leurs lots, additionne les commandes du même sous-traitant, vous rappelle chaque échéance à J-30, J-7 et le jour même, relance le sous-traitant par e-mail au nom du service et produit un dossier de preuve par sous-traitant, à remettre au contrôleur ou au maître d'ouvrage.

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Pas encore prêt ? Calculez les dates d'attestation d'un contrat et récupérez la lettre de demande, sans compte.

Sous-Traitants à Jour applique les règles générales de l'obligation de vigilance (code du travail) et tient vos pièces et vos dates ; il ne donne pas d'avis juridique sur votre situation et ne délivre aucune attestation : seule l'URSSAF délivre l'attestation de vigilance. Sous-Traitants à Jour : 1 sous-traitant gratuit, 59 €/an jusqu'à 10 sous-traitants, 149 €/an au-delà.